Concertation relative à la cinquième édition du plan national de gestion des matières et déchets radioactifs

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  • Contre une adoption précipitée de ce plan sans modification significative

    pg | 19 Février 2021 - 14h54

    Je suis contre le principe, pour l'enjeu de l'énergie nucléaire, de morceler les débats et les avis avec d'un côté des "enquêtes" sur les projets de production et de l'autre cette "concertation" sur la gestion des déchets induits directement par les premiers.
    Je ne cautionne pas les chiffres mentionnés dans les documents et notamment les volumes de déchets qui sont sous-évalués n'intégrant pas:
    - aux dires même de l'ASN, les déchets d'uranium enrichi qui ne sont absolument pas opérationnellement des "matières" radioactives et donc doivent être intégrées à leur hauteur (98%) dans la gestion des déchets;
    - et les immenses quantités de déchets de lixiviation à l'étranger et en France.
    Je ne cautionne pas que dans les centres de stockage de surface, l'Etat opte pour une gestion réduite du fait des déchets de vie courte correspondant à 58% du volume alors que l'impact des 42% à vie longue est bien plus réel.
    Enfin, je suis contre le projet Cigeo à Bure.

  • Recyclons les déchets TFA pour économiser les matières premières.

    daugias | 03 Février 2021 - 18h49

    Dans une économie où il est important de ménager les ressources comme de limiter les déchets, il devient primordial de recycler les déchets TFA dans les conditions de protection RP maximale. Cela nécessite de bien caractériser les matériaux à leur production, ce que le zonage et les différents contrôles garantissent. Dans les conditions du projet d'arrêté, la traçabilité de ces matériaux en sortie de l'usine de traitement ne me paraît pas nécessaire compte-tenu des niveaux d'activité massique retenus inférieurs aux niveaux "naturels" trouvés dans l'environnement (rappelons qu'un individu présente environ 8 000 Bq soit une activité massique de près de 100 Bq/kg !). Ceci doit s'appliquer aux métaux comme aux bétons, représentant les volumes les plus importants, puis à terme aux autres matériaux intéressants pour la préservation des ressources primaires. De plus le recyclage permet de préserver les ressources naturelles limitées par nature, et de réduire la production de GES. donc favorab

  • La défiance de la Science Jean-Claude ARTUS Professeur Emérite - Université Montpellier I

    ARTUS Jean-Claude | 01 Février 2021 - 15h53

    Le constat est devenu patent, sans un minimum de culture scientifique, l’information à caractère scientifique et médicale ne peut que rester inaudible pour la grande majorité. Indéniablement la cause originelle est consécutive à la chute de l’enseignement des sciences en France, depuis 3 à 4 décennies. Pour l’enseignement du primaire nous sommes 23ème sur 24 pays européens, dans le classement PISA, la France est au 27ème rang mondial, soit, 17 places perdues en 17 ans ! Ces constats pitoyables semblent laisser l’Éducation Nationale de marbre.

    Ainsi certaines connaissances scientifiques et les risques de leurs applications apparaissent inacceptables, trop éloignées, trop décalées de ce qu’une partie croissante du public croit être la réalité. Cette distorsion est trop douloureuse pour changer de paradigme. Ou bien le public prend l’auteur du propos pour membre d’un quelconque « complot » et autre « lobby » ou il accepte l’information mais a du mal à admettre ce décalage. Aussi faut-il

    ARTUS Jean-Claude
    Article incomplet
  • Déchets nucléaires : un problème limité qui a des solutions

    TAMAIN Bernard | 05 Décembre 2020 - 17h03

    Les déchets du nucléaire sont surtout de deux types : les produits de fission dont la dangerosité sera inférieure à celle de la mine d’uranium de départ au bout de 300 ans. Un tel stockage est facile et garanti. Les autres déchets sont ceux de noyaux plus lourds que l’uranium et qui sont dangereux pendant longtemps. Cependant, il faut savoir que ces produits très lourds diffusent très peu : on en a la preuve naturelle donnée par les réacteurs naturels d’Oklo que la nature a fait diverger il y a quelques milliards d’années. Leurs déchets sont restés localisés. Ainsi, il n’y a aucune raison de penser que de tels déchets, stockés dans des matrices ad hoc et placés 500m sous terre dans une zone imperméable puissent un jour poser problème. Beaucoup plus problématiques sont les déchets chimiques ou la dioxine qui eux, sont beaucoup moins bien ou pas gérés.
    De plus, on peut beaucoup réduire la quantité (faible) de déchets dangereux à longue vie en les brûlant dans des réacteurs à neutrons rapides, réacteurs qui brûleraient aussi l’uranium appauvri dont certains voudraient faire un déchet alors que c’est un combustible présent sur le sol français et qui pourrait fournir notre électricité pendant 5000 ans !
    Les polémiques autour des déchets nucléaires sont entretenues par des personnes qui n’y connaissent rien, qui ont peur de quelques Becquerels alors que leur propre radioactivité naturelle est de l’ordre de 8000 Becquerels ! Il serait temps d’écouter les experts plutôt que les marchands de peur.
    Je suis Professeur Emérite d’Université, spécialiste de Physique Nucléaire, complètement en dehors de tout lobby, et je suis affligé de constater à quel point la peur irraisonnée du nucléaire empêche l’humanité et surtout les Européens de miser pour le futur sur une technologie dont on a grandement besoin pour résoudre les problèmes énergétiques et de réchauffement climatique qui sont devant nous.

  • Faible activité et activité naturelle

    Michel Pingard | 30 Novembre 2020 - 18h57

    Plutôt que de vouloir stopper le nucléaire qui n’émet aucun gaz à effet de serre, il faudrait arréter de développer des énergies dites renouvelables, qui du fait de l’intermittence, obligerons à utiliser du gaz pour pallier les périodes sans vent ni soleil (sans s’intéresser aux rejets de gaz carbonique, nocif pour le climat).

    Les anti-nucléaires opposent les déchets, mais savent-ils que la plupart des déchets de très faible activité (TFA) sont souvent source d’une radioactivité inférieure (eh oui !) à la radioactivité naturelle.

    Sous prétexte que certains produits sont passés par le cycle du nucléaire, même non radioactifs (!) sont considérés comme des déchets.

    Quand arrêtera t’on cette hypocrisie de stocker ces produits (et ne pas les recycler) dont la radioactivité est plus faible que .... celle dans la nature?

    Un certain nombre de pays pratique un seuil de libération sur la base d’une valeur par rapport à la radioactivité naturelle, le sol contenant toujours des minerais radioactifs (granit, basalte).

    Qui sait qu’un volcan crache dans ses cendres de nombreux produits dont la radioactivité est nettement supérieure à la radioactivité naturelle. Cependant les laves et cendres ne sont pas considérés comme "déchets radioactifs" à "stocker" !!!

    En ce qui concerne l’uranium appauvri il peut encore être considéré comme "minerai", d’ailleurs le Conseil d’Etat en 2001 déclarait que l’uranium appauvri n’était pas un déchet (!)

    Essayons de trouver des règles en adéquation avec la nature et les possibilités de recyclage plutôt que d’avoir des à-priori sur ce type de déchets. Que doit-on réellement stocker et que peut-on réutiliser en fonction de leur très faible radioactivité (basée sur la valeur de la radioactivité naturelle)?

  • Tartufes

    LEVEQUE Jean-Pierre | 30 Novembre 2020 - 13h24

    Tartufes : quel autre qualificatif utiliser face aux antinucléaires.

    Alors qu’on propose de supprimer le gaz comme moyen de chauffage dans les constructions neuves et que tous les autres moyens classiques (gasoil, charbon, bois) sont voués aux gémonies, que reste-t-il ?

    Alors que la France se dirige doucement vers l’interdiction de tout moteur thermique sur la route (y compris les véhicules hybrides) au profit de la mobilité électrique, que reste-t-il ?

    Alors que notre pays dispose des moyens de traiter les déchets, quelle que soit leur activité nucléaire, issus de la construction, du fonctionnement puis de la déconstruction des réacteurs en fonctionnement et aussi des EPR à venir. Alors, également, que la Haute Autorité de Sûreté garantie toutes les conditions nécessaires au fonctionnement de ces réacteurs.

    Alors que le projet ASTRID devrait permettre de faire face aux trois problèmes connus : comment utiliser le plutonium dont la France dispose (retraitement), comment utiliser l’uranium appauvri (enrichissement), comment rendre moins actifs certains produits de fission (américium et curium).

    Que proposent nos "écologistes" : mettre fin au nucléaire en tant que source stable d’énergie électrique ?

    En contrepartie, voila-t-y pas qu’ils nous proposent l’utilisation massive de l’énergie électrique issue du vent et du soleil. La belle idée qui voudrait ignorer le fait que ces deux sources sont intermittentes et que, lorsqu’elles disparaissent (la nuit, ou par temps calme), il faudra bien trouver une source d’énergie de remplacement : ce sera très probablement ... le gaz !

    Il est temps d’opposer à ces tartufes des arguments censés et qui, en outre, préservent l’avenir décarboné, un objectif primordial.

  • L’uranium appauvri : un trésor énergétique pour nos descendants. En faire un déchet inutilisable au titre de gestion durable et

    GRENECHE Dominique | 26 Novembre 2020 - 22h33

    L’uranium appauvri : un trésor énergétique pour nos descendants. En faire un déchet inutilisable au titre de gestion durable et responsable des matières nucléaires est donc un délit

    Rappel technique. L’uranium appauvri (Uapp) est composé de deux isotopes de l’uranium : U235 et U238 présents initialement dans la nature. C’est un résidu VALORIBLE issu des opérations d’enrichissement de l’uranium naturel qui contient une proportion de 0,7 % d’U235, l’isotope que l’on « brûle » dans nos réacteurs nucléaires pour produire notre « électricité nucléaire », et de 99.3 % d’U238. L’enrichissement élève cette proportion naturelle d’U235 de 0,7 % à environ 4 à 5 % d’U235 (uranium enrichi utilisable dans nos réacteurs nucléaires) et laisse de côté l’Uapp contenant une proportion d’environ 0,3 % d’U235 (et donc 99,7 % d’U238). La France en entrepose aujourd’hui environ 320 000 tonnes dans des conditions de sûreté telles que cela élimine pratiquement tout risque d’accident ou tout effet pour l’environnement (matière solide totalement inerte et ininflammable).
    Valorisation de l’Uranium appauvri (Uapp). Il peut être valorisé sous trois formes (pour l’essentiel) :
     1 – L’Uapp comme matière support dans les combustibles "Mox" qui sont un mélange de plutonium et d’Uapp et qui sont fabriqués aujourd’hui en France pour alimenter 22 réacteurs nucléaires d’EDF mais aussi pour l’exportation (au Japon en majorité). Si l’Uapp (même une partie seulement) était requalifié en déchets, cette étiquette signifierait formellement que l’on exporte des déchets à l’étranger ce qui est INTERDIT par notre loi.
     2 – L’Uapp comme nouveau combustible nucléaire après une opération de réenrichissement permettant d’élever la proportion d’U235 de 0,3 % à 4 ou 5 %. On comprend facilement que l’intérêt économique de cette opération dépend du rapport entre le prix d’achat de l’uranium d’une part et le prix à payer pour enrichir cet uranium. Comme le prix de l’uranium ne peut qu’augmenter à l’avenir, cette réutilisation de l’Uapp deviendra de plus en plus attractive à moyen et long terme. D’ailleurs elle était déjà intéressante puisqu’elle a été mise en œuvre par EDF pendant de nombreuses années. Elle a été interrompue temporairement pour des raisons conjoncturelles, mais elle va être reprise très prochainement. De plus cette opération de réenrichissement de l’Uapp a été pratiquée à grande échelle en Russie (plusieurs dizaines de milliers de tonnes) et elle se poursuit aujourd’hui. En conclusion sur ce point, décréter que l’Uapp devient un déchet (donc une matière qui n’est plus utilisable), est un véritable gâchis économique potentiel.
     3 – l’Uapp comme réserve stratégique pour alimenter les réacteurs nucléaires de quatrième génération dont le combustible principal sera l’Uapp via sa transformation progressive en plutonium qui produit l’énergie dans un réacteur nucléaire (comme l’U235). Ainsi, avec ses seules réserves existantes d’Uapp, la France serait en capacité de produire de l’électricité nucléaire au rythme actuel pendant plus de 5000 ans (oui, cinq mille ans). C’est ce que l’on pourrait traduire de façon un peu triviale « en avoir sous le pieds » ! De plus, la France possède largement la maitrise de cette technologie avec le démonstrateur industriel qu’elle a construit et exploité dans le passé : le réacteur Superphénix de 1200 MWe (qui était à l’époque le réacteur nucléaire le plus puissant au monde). Cette technologie a été peu déployée dans le monde jusqu’à présent car l’uranium était abondant et peu cher. Mais à l’évidence cette situation n’est pas éternelle. D’ailleurs, de grands pays comme la Russie, la Chine et en l’Inde (qui à eux trois représentent près de 40 % de la population mondiale aujourd’hui) misent déjà sur le déploiement futur de ces réacteurs de quatrième génération avec la construction ou même l’exploitation de démonstrateurs industriels. En un mot, l’Uapp deviendra le combustible nucléaire de base pour les générations futures. Vouloir exclure dès maintenant cette ressource potentielle considérable en énergie est un pari sur l’avenir pour le moins risqué, d’autant plus qu’il ne repose sur aucun argument technique ni même sur aucune justification en matière de sûreté.
    J’ajoute que si une partie de l’Uapp devenait formellement des « déchets nucléaires », l’autorité de sûreté nucléaire serait en droit d’exiger la recherche d’un moyen de les stocker définitivement. Or, compte tenu de la très longue période de désintégration de l’uranium (la demi-vie de l’U235 est de 700 millions d’années et celle de l’U238 de 4,5 milliards d’années !) il est réglementairement exclu de les stoker dans un centre de surface. Les stoker dans un centre de stockage géologique de type CIGEO serait une véritable ineptie. Il faudrait donc créer un stockage dédié en subsurface. Vraiment pas simple. Par ailleurs un tel stockage soulèverait un problème déontologique dans la mesure où une bonne partie de l’Uapp résulte d’opérations d’enrichissement réalisées pour le compte de clients étrangers et que donc en devenant un déchet cet Uapp ne pourrait plus rester éternellement sur notre territoire, par extension des dispositions réglementaires prévues pour les déchets issus du traitement des combustibles usés étrangers.
    Je souligne enfin qu’un arrêt du CONSEIL d’ETAT datant de 2001 décrète explicitement que l’URANIUM APPAUVRI n’est PAS UN DECHET.
    En conclusion, j’exprime ici mon opposition totale à ce projet d’article sur l’Uapp qui est aberrant et néfaste et dont les motivations réelles sont pour le moins nébuleuses. En conséquence je demande qu’il soit retiré. C’est dans l’intérêt des français que nous sommes tous.

  • Les règles précautionnistes sont souvent dréisonnables

    Pr Jean-Philippe VUILLEZ | 18 Novembre 2020 - 21h01

    La directive 2013/59/Euratom du Conseil du 5 décembre 2013 fixant les normes de base relatives à la protection sanitaire contre les dangers résultant de l’exposition aux rayonnements ionisants... » fixe les conditions pour accorder des dérogations au traitement des déchets « TFA » pour « à Très Faible Activité » provenant des parties non sensibles, éloignées du réacteur, lors du démantèlement d’une centrale : murs d’enceintes, infrastructures logistiques, qui n’ont jamais été en contact avec de la radioactivité. en tant que tels, afin d’autoriser leur valorisation.
    L’intention est louable puisque, si la dérogation est accordée, les substances résultant de l’opération de valorisation ne justifient pas de contrôle de radioprotection et ne sont plus considérées comme des substances radioactives. Mais les choses se corsent car il est également prévu que, dans le cas où les substances résultant de l’opération de valorisation contiennent au moins un radionucléide dont la valeur limite correspondante n’est pas réglementée en tant que telle dans un texte réglementaire, la dose efficace ajoutée pouvant être reçue par une personne du public résultant de tout usage des substances issues de l’opération de valorisation ne doit pas excéder 10 microsieverts par an. Ce qui représente approximativement l’équivalent de UN JOUR D’IRRADIATION NATURELLE en France....Et ceci pour en théorie éviter des cancers dont scientifiquement rien ne permet de démontrer qu’ils sont révélés par une surincidence que l’on n’a jamais pu ni constater, ni prouver. En tant que médecin, je dénonce ces normes irréalistes, induisant des coûts et des décisions délétères, au nom d’effets potentiels sur la santé que le corps médical affirme être inexistants en termes de santé publique. J’ai développé plus longuement sur [Url modérée] l’idée qu’il est déraisonnable de vouloir épargner la valeur d’une journée d’exposition à la radioactivité naturelle, alors que nous vivons de plus en plus longtemps.

  • Recyclage des déchets TFA

    Benjamin D. | 13 Novembre 2020 - 08h57

    Actuellement beaucoup de déchets TFA (très faible activité) sont considérés comme déchets nucléaires car étant passés par une zone nucléaire mais ne sont pas contaminés ou activés. Ces matériaux peuvent être réutilisés pour être recyclés au lieu d’être traités en déchets non valorisables et enfûtés puis enterrés ou autre.
    Quand pourrons nous développer toute une filière de recyclage de ces déchets ? Que ce soit pour la récupération des matières premières pour une réutilisation exclusive dans le domaine nucléaire ou étendue hors domaine nucléaire.
    Le développement de ce type de filière serait source d’emploi, de geste écologique, de préservation de l’environnement et d’innovation dans ce secteur.

  • Valorisation des déchêts TFA

    HILLAIRE Benoit | 12 Novembre 2020 - 09h19

    Selon l’ANDRA, en 2030 le volume de déchet TFA représentera près de 50% de l’inventaire national des matières et déchets radioactifs.
    L’activité d’un déchet TFA est inférieure à 100 bq/kg.
    Un bloc de granit naturel a une activité de l’ordre de 4000 bq/kg.
    Qu’attendons nous pour valoriser dans une filière conventionnelle les déchets TFA qui n’ont pas plus d’activité qu’un bloc de roche ? !
    Source ([Url modérée])

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